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Rencontre avec Benjamin Coriat le lundi 1er octobre à 20h15

*** Les Violons de la Baleine Blanche***

Le lundi 1er octobre 2018, nous recevons à la librairie à 20h15, Benjamin Coriat pour l’ouvrage paru aux éditions Les Liens qui Libèrent (LLL) Vers une république des biens communs

Les biens communs, les communs, open commons…ces expressions désignent des ressources partagées et gérées par une communauté plus ou moins large : jardins partagés, logiciels libres, des encyclopédies en ligne… L’ouvrage coordonné par Benjamin Coriat et ses collègues rassemble une vingtaine de communications montrant l’enracinement des communs dans de multiples domaines de la vie sociale avec la conviction partagée que cet essor des communs marque une phase nouvelle : le commun et ses formes hybrides (coopérative, mutuelle, association…) est instrument d’une citoyenneté refondée.

Le commun représente un enjeu majeur. Il est l’objet d’une exploitation forcenée par les nouvelles formes du capitalisme que ce soit dans la production de bien (autonomie et coopération) ou de service (Uber, blablacar, Airbnb…) mais simultanément, il témoigne de la puissance renouvelée et des travailleurs (quelque soit leur statut) et de cette nouvelle donne de la vie sociale. Le livre pose la question des connexions entre ces communs pour échapper à leurs enfermements respectifs et « commencer à préfigurer et à anticiper dans la pensée comme dans l’action ce que pourrait être une république des communs ».

Benjamin Coriat, professeur émérite de sciences économiques à l’Université Paris XIII est membre du CA du collectif des Economistes Atterrés. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le travail et les évolutions de son organisation. Il a notamment dirigé la publication d’un premier livre sur les communs : Le retour des communs. La crise de l’idéologie propriétaire, aux éd. LLL en 2015.

Participation aux frais : adhérents à l’association VBB  1€50 non adhérents 2€50

                                        Pot convivial en fin de soirée

« Les emprunteurs ad eternam ont encore frappé »

AVIS DE RECHERCHE

« Les emprunteurs ad eternam ont encore frappé »

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Depuis quelques mois, nous avons constaté une recrudescence des vols au sein de la librairie. Les « emprunteurs » se régalent la plupart du temps de nouveautés en grand format. Ainsi, les ruptures de stock que vous avez pu récemment constater concernant le titre En finir avec Eddy Bellegueule, ne sont pas dûes ni à une incompétence des fournisseurs ni à celle des libraires mais bel et bien à plusieurs vols répétitifs. Malgré notre vigileance, ces vols augmentent, et mettent l’avenir de la librairie Jonas en péril.

Depuis 1957, nous nous efforçons de subvenir à vos besoins, que ce soient des prescriptions scolaires, des bibliographies, ou tout simplement des lectures de plaisir. Au quotidien, nous tentons d’avoir le plus large choix possible d’ouvrages, récemment parus ou plus datés, de vous conseiller, de partager avec vous et d’animer ce quartier longtemps délaissé par les administrations culturelles.

La vocation de la librairie n’est pas seulement commerciale, sinon nous ne nous battrions pas pour tenir dans des temps économiques si difficiles. Sa vocation est aussi et surtout de faire partie intégrante du quartier, de vivre à son rythme, que ce soit en suivant les actions culturelles telles que Paris Polar ou les traditions telles que Le nouvel an chinois. Seulement, être la cible de vols répétés ne nous aide en rien. D’une part, parce que la crise économique et la crise actuelle des métiers du livre nous rend le travail de plus en plus dur, et ce chaque jour qui passe : ces vols créent des failles et des manques importants à l’économie de la librairie, que nous ne pouvons combler. D’autre part, parce que malgré nos efforts, malgré notre vigilance et malgré la relation de confiance que nous avons envers nos clients, certains profitent de ce climat pour « emprunter ad eternam » en toute impunité, et ce constat nous blesse avant de finir par nous tuer définitivement.

Nous prendrons donc les mesures nécessaires pour endiguer cette nouvelle habitude de consommation, et si nous devons revenir sur le principe de confiance et mettre en place une vidéosurveillance, nous le ferons.
Ces mesures, par ailleurs couteuses, sont pour nous le dernier recours que nous avons avant la fermeture de la librairie.

Nous espérons que cet avis de recherche vous alertera et nous permettra de nous mobiliser tous ensemble contre cette pratique injuste et lâche, et que les personnes concernées prendront conscience du danger qu’elles font courir à notre commerce ainsi qu’à ce quartier que nous aimons tant.

L’équipe de la librairie,

Thierry, Audrey, Camille & Sabine.